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Les petites communes poursuivent leur chemin malgré  les contraintes matérielles et humaines 

En 2014, JVS-Mairistem lançait le premier baromètre de la dématérialisation auprès des communes de moins de 10.000 habitants. Il s’agissait alors de faire un état des lieux des projets et de savoir où se

situent les petites et moyennes collectivités par rapport au développement du numérique.  Pour cette nouvelle édition, 806 mairies ont répondu à un questionnaire en ligne afin d’évaluer l’évolution de la situation.  


Panel 

Les 806 répondants sont en majorité issus de petites communes rurales qui constituent la majorité des 36.000 communes françaises. Le panel est constitué selon trois strates de nombre d’habitants proches de la répartition nationale : 77% des communes ont moins de 1000 habitants, 19% ont entre 1000 et 3500 habitants, 4% ont entre 3501 et 10.000 habitants.

 

Les contraintes matérielles persistent malgré la bonne volonté

Alors même que certaines villes entrent dans l’ère du Cloud et de la fibre optique,  la plupart des très petites communes peine à obtenir un débit de connexion de bonne qualité et les difficultés budgétaires entravent souvent leur volonté de se moderniser. Seules 52% des communes de moins de 1000 habitants accèdent au haut débit, si ce chiffre est en nette progression (+ 6%) par rapport à 2014, il reflète encore des disparités persistantes. Les deux tiers d’entre elles ne disposent pas d’un serveur informatique pourtant nécessaire à de nombreuses actions de dématérialisation. Cependant, l’hyperconnexion de la population de plus en plus marquée déteint clairement sur les mairies puisque 71% d’entre elles disposent d’un accès WiFi contre 67% en 2014, ce qui démontre la volonté des collectivités de se tourner vers les nouvelles technologies en se dotant d’outils modernes et efficaces lorsqu’elles en ont la possibilité.

 

Les usages mobiles en hausse

S’agissant des agents, l’écart entre l’utilisation personnelle (en hausse de 5% pour les smartphones et 14% pour les tablettes) et professionnelle des appareils mobiles est flagrant, il semblerait que la cause provienne plutôt d’un défaut d’utilité des technologies mobiles dans leur activité professionnelle que d’une résistance au changement. En effet, l’enquête nous indique que les élus adoptent de plus en plus les terminaux mobiles pour leur activité professionnelle qui se prête davantage à l’utilisation de ce type d’appareils, et plus la commune est grande plus la progression des usages est importante.

 

Des professionnels généralistes

79% des répondants ne disposent ni d’un service informatique, ni d’un service information-communication, ni d’un service de relation aux citoyens, ni d’un chargé de mission en lien avec le numérique mais les situations sont encore une fois très différentes selon la taille de la commune. Dans les plus petites communes, les secrétaires de mairie sont souvent seul(e)s pour faire face à toutes les tâches et doivent faire preuve d’une grande polyvalence.

 

Les outils de GRC au point mort

A l’heure où le web est devenu quasiment incontournable dans notre vie de tous les jours, les communes françaises pâtissent du manque de temps, de moyens et de compétences pour mettre en œuvre de tels outils. Les communes de moins de 1000 habitants accusent une fois encore un retard malgré une progression notable de 5 points par rapport à 2014, seules 39% d’entre elles disposent d’un site internet. La diversité des tâches que doivent mener les secrétaires de mairie rend difficile la mise en œuvre de nouveaux services et freine leur capacité à impulser des projets numériques innovants.

Les podiums de la dématérialisation

La dématérialisation de la paie est en tête des projets numériques adoptés dans les communes (hors PES v2), avec une hausse de 14 points par rapport à 2014 près d’une mairie sur deux est aujourd’hui équipée. Le projet ACTES, permettant de télétransmettre les actes soumis au contrôle de légalité, a quant à lui été mis en place dans 40% des mairies (+2%). Enfin, l’outil de visualisation et d’exploitation de données dématérialisées, Xémélios est toujours utilisé par 37% des répondants. Fortement impulsée par le passage à la « full démat » (télétransmission des flux et des pièces justificatives), l’adoption d’un tiers de télétransmission (36%) et la dématérialisation des factures (35%) se placent respectivement en quatrième et cinquième position.

 

Un parcours souvent semé d’embûches

La perception des aspects positifs de la dématérialisation est en baisse par rapport au baromètre 2014, 32% des communes de moins de 1000 habitants la considèrent comme une opportunité (-3%), 38% des mairies de 1000 à 3500 habitants (-4%) et 33% des mairies de plus de 3501 à 10 000 habitants (-26%). Cependant, plus d’une commune sur deux s’accorde à dire que « cela dépend des projets », c’est 4 à 18 points de plus qu’en 2014 en fonction des strates.  Au-delà des contraintes matérielles et budgétaire, c’est surtout un manque d’accompagnement ressenti par près de 34% des collectivités répondantes qui ressort de cette nouvelle enquête. L’information et la formation seraient donc des pistes à développer pour amorcer le changement.

Pour en savoir plus http://www.jvs-mairistem.fr/barometre-dematerialisation

 

 

JVS-Mairistem vous donne rendez-vous au Salon des Maires et des Collectivités, Pavillon 2.1, Stand D69, le 18 novembre 2015 à partir de 11h30 afin d’échanger sur la dématérialisation en présence d’élus locaux, de représentants de centres de gestion et d’associations de développement informatique pour les collectivités.